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Masque


Les masques raniment, à intervalles réguliers, les mythes qui prétendent expliquer les origines des coutumes. Les masques remplissent une fonction sociale : les cérémonies masquées sont des cosmogonies en acte qui régénèrent le temps et l’espace ; elles tentent par ce moment de soustraire l’homme et les valeurs dont il est dépositaire à la dégradation qui atteint toutes choses dans le temps historique. Mais ce sont de véritables spectacles cathartiques, au cours desquels l’homme prend conscience de sa place dans l’univers, voit sa vie et sa mort inscrites dans un drame collectif qui leur donne un sens.

Le masque est médiateur entre deux forces et indifférent à celui qui l’emportera dans cette lutte dangereuse entre le captif et le capteur.



Dictionnaire des Symboles – Laffont

Jean Chevalier et Alain Gheerbrant


Pastels


Tomber sur le vif et repentir, deux attitudes picturales qui s’opposent dans la pratique du pastel, deux temps, deux mesures : la spontanéité et la stabilité d’une réflexion prolongée. Depuis 1988, Maïa Castang s’est plongée dans cette double réalité de la technique du pastel et dans son univers d’icônes profanes où l’ubiquité des miroirs côtoie l’androgynie de ses personnages.


News


Prochaine exposition avec le sculpteur Yvan BAUDOIN du 12 au 27 février 2008

à l'espace Bouchez

rue François Mitterand à TONNERRE (89).

www.tonnerre.fr - renseignement 03 86 55 03 82


Visage


Le visage est un dévoilement, incomplet et passager, de la personne, comme le dévoilement des Mystica dans les peintures de Pompéï.

Jamais personne n’a vu directement son propre visage ; on ne peut le connaître qu’à l’aide d’un miroir ou par mirage.

Le visage n’est donc pas pour soi, il est pour l’autre, il est pour Dieu ; il est le silencieux langage.

C’est la partie la plus vivante, la plus sensible (siège des organes des sens) que, bon gré mal gré, on présente à autrui : c’est le moi intime partiellement dénudé, infiniment plus révélateur que tout le reste du corps.

Pour comprendre un visage, il faut de la lenteur, de la patience, du respect, avec de l’amour. C’est avilir un visage que de l’analyser sans l’aimer ; c’est le détruire, l’assassiner ; c’est de la vivisection. Le visage est le symbole de ce qu’il y a de divin en l’homme, un divin effacé ou manifesté, perdu ou retrouvé.


Dictionnaire des Symboles – Laffont

Jean Chevalier et Alain Gheerbrant


 
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